Attention ... non rien, ce n'était que du vent.

Si j'aurais eu le temps, J'aurais pu faire plus court !

mardi 14 février 2006

ED Human Iter


Il y a plus d’un an que dans mon quartier à la sortie d’un dealer-price® de nourriture de proximité à prix prohibitif... heuuu… un supermarché du coin, il y a un jeune homme, enfin jeune, je ne serai lui donner un âge. Donc il y a un homme d’un âge certain, mais pas encore mûr qui reste planté derrière un abri bus à héler le chaland.

Et une à deux fois par semaine alors que je rentre du travail, il m’apostrophe gentiment avec un sourire. Mais à l’accoutumer, moi, je suis plutôt tête dans le derche quand je rentre du boulot, alors je lui rend son sourire et lui dit non de la tête et en silence je passe.
Pourtant plusieurs fois je me suis dit qu’il faudrait que je m’arrête. Sa proposition peut-être intéressante… car voyez-vous, il ne mendie pas, non, lui il offre un ou plusieurs poèmes contre n’importe quelle forme de rétribution. La dernière fois que je suis passé devant lui je n’avais rien en poche ni Monnaie, ni Ticket Resto, ni Rien et je m’étais juré de m’arrêter pour voir ce qu’il écrivait.

Donc aujourd’hui remplissant mon objectif et m’autorisant à être un Être Humain et pour une fois dans le bon sens du terme. Car à 33 ans, si je veux être crucifié cette année, il me faut d’abord être Meilleur. Donc je m’arrête et me voilà face à lui.
Il me montre des photocopies de poèmes qu’il avait écrit il y a quelques années. Engageant alors la conversation, je lui demande si c’est de lui, il me répond que oui. Je lui demande s’il écrit encore, il me répond que oui et même tous les jours. Alors il ouvre un petit carnet et me déclame d’un ton plus qu’enjoué tout en étant très profond avec toute la ferveur qu’un poète peut mettre à chaque inflexion des mots qu’il a positionné avec dévotion.
Je lui demande s’il pense à publier ses œuvres sur d’autres supports, il me répond que non il n’est pas très intéressé par le NUT et qu’il écrit plutôt des chansons.

Je me dis que j’ai bien fait de m’être arrêté et je m’en félicite car ce n’est jamais perdre son temps que de faire plaisir et se faire plaisir en retour c’est un luxe. Puis je lui demande alors s’il voulait plutôt des Tickets Resto car je n’ai pas grande chose en liquidité en ce moment.
Et là, ses yeux s’illuminent comme si j’avais dit un mot magique et j’entrevois alors un homme qui ne doit pas manger tous les jours et jamais à sa faim. Moi qui dois perdre encore deux kilos, je me trouve des plus déplacé. Il voulu alors me donner toute sa création de la journée, je refuse ce n’est pas deux TR qui feront la différence dans ma vie mais qu’il pourra vendre les autres à d’autres badauds, par contre il y en avait deux qui m’avait lu, que j’avais bien aimé et on se met à les rechercher. Il arrache donc de son bloc tous les poèmes se trouvant à partir du premier qu’on venait d’identifier. Et je vous les propose donc ci-après.

Ce que j’ai bien aimé dans son deal et c’était un peu ce qui me titillait à vouloir m’arrêter, c’est cette idée d’échanger de la nourriture physiologique contre de la nourriture spirituelle. Et de ce coté là, vous pourrez le constater vous-même, il n’a rien à mendier à personne. Par contre certains directeurs et autres soit disant intellos devraient se remettre un peu en question.
 

Mais place à FRANK.

(j'ai essayé de placer les mots comme sur sont bloc-notes pour vous donner un peu de son rithme)

…………………………………………………………………………….

La vie

C’est la poésie

Multicolore

Au fond du cœur

 

La vie

C’est l’opaline

L’olivine

Etc …

 

C’est la lumière

Invisible

Dans le sein

Le trou noir

Allegria ma moitié

 

Frank

 
…………………………………………………………………………….

La vie

C’est le soleil

Claire rayon

Le Feu

De Dieu

Les cieux

 

L’âme édénique

La légère

Astreignante

L’unique le double

Et l’ubiquiste

La vie c’est la thébaïde

 

Frank

 

Al. M

Posté par Al Mistral à 20:17 - Poèmes - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

  • Un bel hymne à la vie

    Posté par 100x, mardi 14 février 2006 à 20:36
  • "éàç(_à èàa a djzÊã1♦►▓

    Même que je ne connais pas tous les mots qu'il a écrit.

    Posté par Al Moi Même, mardi 14 février 2006 à 20:38
  • Un don d'ubiquité ?

    Posté par 100x, mardi 14 février 2006 à 21:16
  • j'aime bien ...et la thebaide...on y mange bien...sourire

    Posté par lacigale, mardi 14 février 2006 à 22:39
  • Merci metadico

    UBIQUISTE, adj. et subst.

    I. Adjectif
    A. Qui est présent ou qui peut se trouver en plusieurs endroits à la fois. Ici je te rendis, pour les tiens, un baiser Multiforme, ubiquiste et qui fut se poser De la plante des pieds au bout des cheveux sombres (VERLAINE, Odes en son honneur, 1893, p. 19). Bien observé, fût-ce en un seul point, un phénomène a nécessairement, en vertu de l'unité fondamentale du monde, une valeur et des racines ubiquistes (TEILHARD DE CH., Phénom. hum., 1955, p. 52).
    Empl. subst. Personne douée d'ubiquité. Bientôt, la malheureuse ubiquiste fut saisie d'une frénésie de luxure et eut des amants sur tous les points du globe (AYMÉ, Passe-mur., 1943, p. 52).
    B. BIOL. [En parlant d'une espèce végétale ou animale] Qui peut vivre partout, qui s'adapte facilement aux milieux les plus divers. Synon. cosmopolite. [Les Punaises] peuvent, étant très ubiquistes, se nourrir sur des Chats, des Souris (BRUMPT, Parasitol., 1910, p. 561). Certaines plantes enfin, sans être ubiquistes, se rencontrent dans plusieurs milieux parce que ces milieux se ressemblent (J. CARLES, Géogr. bot., 1973, p. 84).
    Empl. subst. Nous remarquons d'abord celles qu'on nomme les ubiquistes (...), le Lotier corniculé par exemple: plus ou moins exubérant, plus ou moins velu, il se reproduit partout, s'accommode de tout; sa présence ne caractérise aucun milieu et nous pouvons le rencontrer à peu près n'importe où, dans toute la France (J. CARLES, Géogr. bot., 1973, p. 84).
    II. Subst. masc., HIST. RELIG. Partisan de l'ubiquisme. Synon. ubiquitaire. La controverse ubiquitaire rejaillit sur la personne même du Christ. Mélanchton se sépare des ubiquistes et de la confession de Wittenberg « aussi opposée à la pure doctrine que la doctrine des papistes » (Théol. cath. t. 15, 2 1950).

    THÉBAÏDE, subst. fém.

    Lieu sauvage, isolé et paisible, où l'on mène une vie retirée et calme. Déjà il rêvait à une thébaïde raffinée, à un désert confortable, à une arche immobile et tiède où il se réfugierait loin de l'incessant déluge de la sottise humaine (HUYSMANS, À rebours, 1884, p. 9). Je gagerais que sur ce point MM. les communistes sont plus gaullistes que nous-mêmes, qu'ils trouveraient fort mauvais que le Général leur tirât sa révérence, qu'il allât pendant sept mois faire oraison dans quelque thébaïde (MAURIAC, Journal, 1950, p. 171).

    Posté par Al sahira sahira, mercredi 15 février 2006 à 18:12

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